LES JARDINS HENRI LE SIDANER

 

GERBEROY

 Cherchant une maison de campagne en 1901, c’est sur les conseils de son ami Auguste Rodin, sculpteur, qu’Henri le Sidaner découvre le Beauvaisis ; le céramiste picard Auguste Delaherche lui conseille Gerberoy et Henri le Sidaner découvre cette ancienne ville fortifiée (créée en 1078), ville qui fût le théâtre de plusieurs guerres, dont la guerre de 100 ans.

 

Henri le Sidaner s'installe à Gerberoy et achète, en avril 1904, une maison adossée à la Collégiale, autrefois habitée par des Religieuses ; la maison ne possède alors qu'un potager. Henri le Sidaner construit son Atelier dans une ancienne grange et, au fur et à mesure des années, acquiert diverses parcelles et crée trois jardins monochromes : le jardin blanc, la roseraie avec son atelier d'été et le jardin jaune et bleu où il construit, sur les ruines de l'ancien château-fort, le Temple de l'Amour, réplique de celui qui se trouve au Petit Trianon à Versailles. 

 

En 2008, Etienne Le Sidaner, petit-fils du peintre et son épouse Dominique entreprennent la restauration des Jardins et obtiennent le label "Jardin Remarquable" en 2013. Yann Farinaux le Sidaner, arrière petit-neveu du Peintre, organise d'importantes expositions en France, en Hollande, au Japon qui contribuent à la redécouverte du Peintre Intimiste, Post-Impressionniste Henri le Sidaner.

 

Grand peintre intimiste français appartenant à la génération post-impressionniste, Henri le Sidaner a connu de son vivant tous les succès et toutes les récompenses entouré de ses amis, Louis et Marie Duhem, Henri Martin, Eugène Chigot, Monet, Manet... Une centaine des plus grands musées à travers le monde possèdent certaines de ses oeuvres. Immédiatement identifiables, elles expriment la poésie des sites d'autrefois, la douce tendresse des heures du soir, l'intimité d'un coin de jardin ou d'une table servie que les convives viennent à peine de quitter...